l’étincelle du jour


je ne sais pas si c’est la pluie, je devrais dire le déluge ou les annonces mauvaises, ça m’a rendue triste, il y avait la tentation de se draper dedans puisque décidément on n’est pas près d’en sortir — rien à faire ni la comédie pleine de bons sentiments (trop médiocre) à la télé du soir, ni la lecture des textes des participants à l’atelier d’été (pourtant Sarraute), ni la tentative d’imaginer une vraie lumière d’été sur la ville dans les jours à venir — juste envie de se cacher sous le manteau de brume mais s’inquiéter avant du retour d’une amie, elle a eu la gentillesse de me répondre, je l’ai découvert ce matin, surtout elle m’a demandé comment allait la « fille » d’Erbalunga, ça a été l’étincelle du jour, ça me plaît bien d’être cette « fille » là, de plonger dans l’album du dernier séjour, de contempler cette aube étrange comme un feu sur la mer, d’ouvrir la fenêtre sur la chaleur qu’il peut y faire dès le matin au mois de juin.

Publié par

caroline diaz

https://lesheurescreuses.net/

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