à la dérobée

Partir un peu tard pour la Gare du Nord, pas le temps de prendre des photos sur le chemin mais s’imprime l’éclat du pont Lafayette, ciel bleu pur en arrière plan. Retrouvailles à Lasne, revoir mon cousin Stéphane, sa ressemblance avec mon père. Dodo me demande Tu veux qu’on regarde encore des photos, oui ?

Préparatifs en cuisine. Je m’étonne toujours du plaisir qu’on a à faire chez les autres ce que l’on aime pas faire chez soi. Phil chantonne, cuisine merveilleusement. Les convives arrivent, on évoque des moments qui nous relient à Clo, cette fois où j’ai attrapé son bras, cette impression que j’ai eu alors de le toucher, lui.

Je regarde Stéphane à la dérobée, ses yeux bruns dans lesquels je retrouve quelque chose de mon père. Jardin, soleil, nourritures, archives, photos encore. Dodo m’offre la nature morte de Maurice que j’aimais beaucoup. À l’arrivée Gare du Nord un texto de mon cousin — nous avions décidé de ne pas nous attendre à la sortie — N’attendons pas deux ans pour nous revoir.

Avec Philippe, Laure Gauthier et Olivier Mellano à la maison de la poésie, Les corps caverneux, belle traversée, fait ressurgir des images. Forêt sentiers creux cendres nuages. La pleine lune derrière les silhouettes de pins. Dodo m’envoie un message, Tu reviens quand tu veux, avec qui tu veux, je me dis que l’été à Lasne doit être chaud et lent.

Les portraits de Clo, des esquisses à l’encre peintes par Maurice, reconnaître le creusement autour de l’œil, lui trouver une certaine ressemblance avec Nina au même âge.

Les jours denses, l’adieu à Claude, les voyages trop rapides, les corrections de Comanche, la nuit claire, la bagarre avec les draps, le manque de sommeil, l’emploi du temps, la présidentielle dont on ne peut pas totalement se foutre.

Nous choisissons Les demoiselles de Rochefort, je m’exaspère en surjouant des chassés croisés de la fin, le film on l’a vu allez dix fois au moins, je croyais que Delphine et Maxence se loupaient, et Alice de me faire la démonstration magistrale, alors tu vois leur camion, le bateau bleu ciel à l’arrière, la chemise jaune de Bill, c’est bien dans ce camion qu’il monte Maxence, Mais alors pourquoi j’étais persuadée que ? C’est parce que tu fais toujours des choses de triste.

Publié par

caroline diaz

https://lesheurescreuses.net/

2 réflexions au sujet de “à la dérobée”

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