
Je me suis réveillée en pensant à Trump. Je me suis interrogée sur l’étymologie de ce patronyme, est-ce que ça pouvait expliquer quelque chose du personnage. De l’allemand tambour, du français trompette, Trump fait beaucoup trop de bruit. J’ai repensé à la femme de Miami rencontrée chez les Brontë durant l’été 2022, je me demande si elle mettrait autant de véhémence aujourd’hui à me répondre But I Love Trump. Parfois souvent les autres me font peur.
Tout paraît difficile à poursuivre en ce moment. Surtout le travail. Le sens qu’il me semblait avoir retrouvé après le voyage au Japon s’estompe. Magali me dit qu’au contraire, on a vraiment besoin de beaux objets. J’essaie d’approuver.


Je m’approche de la fenêtre juste au moment où le jeune homme passe avec un bouquet de fleurs en contrebas, il a senti ma présence il a levé la tête et nos regards se sont croisés. J’ai peur d’être jugée, je ne peux pas lui expliquer que c’est un hasard si je passe devant ma fenêtre au même moment que lui. Ma gêne s’efface en imaginant la joie de la personne à qui sont destinées les fleurs.
Elle était toute seule devant le distributeur, elle a du sentir comme moi cette douceur inattendue, mais il fait super bon, elle l’a dit à voix haute, ça donnait l’impression qu’elle voulait s’assurer de la véracité de la chose.


Pour illustrer la couverture de son prochain livre, Marine Riguet m’a demandé en septembre dernier si j’acceptais qu’elle utilise un des cyanotypes réalisés à la fin de l’été. J’étais évidement émue et honorée, son éditeur a approuvé, et le livre paraîtra au printemps. C’est une reconnaissance inattendue mais surtout une grande joie de compagnonner avec Marine. Cette semaine nous nous retrouvons à la librairie qui nous accueillera pour le lancement, à l’invitation de Marine j’y exposerai mes cyanotypes. Je réfléchis à la manière de les présenter. Je les re-découvre, une forêt se déploie sous mes mains, ça me fait un bien fou.
Soirée d’anniversaire à Saint-Ouen. Depuis leur balcon on peut voir scintiller la Tour Eiffel et le Sacré-Cœur. Pensée fugitive pour le premier appartement parisien au retour d’Algérie dont la seule image qui me reste c’est qu’on pouvait voir le Sacré-Cœur par la fenêtre de la salle de bain. Dans la soirée je rencontre un algérien-reporter-de-guerre-passionné-d’aviation. Notre conversation s’emballe autour de Comanche et je fais de nouveau semblant d’y croire, j’irai bientôt en Algérie.


D’accord avec Magali, on a besoin de beaux objets. Je préfère aussi n’avoir qu’une seule tasse mais très belle pour mon thé tous les jours…
Très beaux ces cyanotypes d’arbres et de feuillages… et une réussite de les partager ainsi…
On entre par ce journal fragmentaire dans ton univers, merci pour cela
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Merci Françoise, et oui ce partage avec Marine est la réjouissance du moment !
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trump c’est pet en anglais, gaz intestinal qui s’échappe donc de l’anus.
Heureusement la forêt de cyanotype, le bouquet de fleurs en voyage vers sa (on suppose) destinataire.
Heureusement croire vouloir s’efforcer par tous les moyens à ce qu’un peu de beau et de simple continuent.
Heureusement.
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Oui même si parfois ça ressemble à une bataille de croire. Merci Jacques.
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Félicitations pour la couverture du livre ! Tes cyanotypes sont superbes. Et oui, avoir de beaux projets c’est ce qui nous porte, et nous maintient…
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Oui une invitation inattendue qui m’a donné de l’élan, merci Catherine.
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