quelque chose de la famille retrouvée

Il existe encore à Paris de ces espaces secrets comme le petit café place Saint Jean, à l’abri de la ville, et le sentiment de calme qui surprend.

Prendre le train avec Alice convoque les souvenirs du voyage anglais, sauf que là c’est plein sud, et que nous nous séparons à l’arrivée. Retrouver Juliette et se laisser porter, la chaleur ne nous autorise pas grand chose et ça me convient parfaitement, le quotidien, sa famille, être accueillie.

Retrouver Alice pour le séjour chez A. La surprise, le corps et le visage de G devenus adultes, je tente de retrouver l’enfant qu’il a été.
La Grande Motte. Je n’en n’avais aucune représentation. On se passerait bien de la foule, mais je me laisse séduire par l’architecture du Couchant, et les pins parasols sont rois. Une mer trop chaude.
Un message de T, dès les premiers mots deviner que c’est une très triste nouvelle. L’absurdité de la mort. Il y a des personnes on ne les imagine pas mourir comme ça.

Il me dit qu’il a aimé le dernier texte sur Corbera, qu’il a sûrement des choses à me raconter, on verra comment s’y prendre. Il me rappelle que Pauline s’est effondrée sous ses yeux.
Sur la route de la rivière je prends les devants pour jouer avec mon ombre qui s’allonge, je suis l’Alice de Carroll, je les oublie, même si j’entends le bruit de leurs conversations croisées.
Ils décident de rejoindre la fête du village. Depuis mon lit, la fenêtre ouverte j’entends la musique et je peux les imaginer danser.

Avant que nous nous quittions elle me dit qu’elle aime l’énergie que ça leur donne de nous recevoir, d’explorer les rivières, d’aller jusqu’à la mer. Moi ce sont les repas préparés en choeur, les mots du soir, quelque chose de la famille retrouvée.