
Autour de nous des passagers de connivence avec le commandant de bord commentent le vol, on devine qu’une fête se prépare à l’arrivée. À la fin du voyage une hôtesse émue nous raconte que c’est la dernière rotation du pilote, qu’il s’appelle Roland, ça me fait sourire.


À Osaka la chaleur. Explorer un quartier que nous ne connaissons pas pour lutter contre l’envie de dormir. Le tramway se glisse entre les immeubles, architectures insolites, rouille, bois, béton, ciel bleu, la ville comme elle me saisit chaque fois. Des sanswichs moelleux face au Sumiyoshi park, lanternes, bois laqué rouge, reflets, chat zen. Retour à l’hôtel, s’accorder une heure de sommeil, retrouver Fumie pour dîner.


Lundi Philippe s’échappe, je pars travailler chez mon client, tiraillement plus intense que les fois précédentes. Sur le quai du métro à Osaka, les sièges sont installés parallèlement aux voies pour empêcher les voyageurs d’avoir des pensées suicidaires.



Journée à Nara avec l’équipe, marche sous ciel blanc dans les ruelles de Naramachi, plats fermentés, peinture sur papier washi. Le sencha et les pâtisseries de saison aux châtaignes. Les portraits impériaux dans les couloirs du Nara hotel. Les sanglots des enfants surpris par le mouvement brusque d’une biche.





Retour à Osaka, jusqu’au bout la ville se dérobe, et la nuit tombe vite, l’appareil photo reste poids mort sur l’épaule. Traditionnel welcome dinner avec l’équipe japonaise, les udon et la timidité des hommes. Je n’ose plus photographier les gens dans la rue, comme si une distance s’était effacée. Je rate aussi l’arrivée du shinkansen en gare de Shin-Osaka.

