ciment

Flanquée entre collines, franchi le ruban rayé rouge et blanc limite du chantier qui blanchit le ciment, ville linceul édifiée sur les ruines du tremblement de terre, secousses sous labyrinthe de ciment blanc, frôler en dansant les bâtiments aveugles de la mémoire, ville tronquée, ville silence sous le bruit du moteur du drone filmant en survol le plan qui ondoie à pile un mètre soixante du sol, on peut crier dans les rues de la ville fantôme, personne n’entend, le ciment avale le son, pourtant des voix en écho dans les collines.

méga

Alors que poussent vers là haut les blocs de légo jaune bleu rouge dans blanc gris noir, glisser sous le panorama trompeur dans les galeries souterraines de kilomètres de long, de dessous les norens mouvants dépassent les jambes fatiguées des mangeurs de ramen, au jour des ruelles de maisons de bois scotchées d’adhésif brun luisant, des bouteilles remplies d’eau pour repousser les chats errants.

streetball

Jesus Is Lord. La ville prétend toucher le ciel, sur le rooftop la jeunesse dorée en miroir, la découpe rectangulaire bleue piscine et Empire panorama avec DJ, en finir, plongeon puis surf entre brownstone et béton-verre, arc de triomphe de pacotille mais c’est dans la cage que ça se joue, ça joue sévère, rebondissements sur l’asphalte, cris, sueur, get that shit out of here, si tu préfères y a une partie d’échecs à côté.